dimanche 17 octobre 2010

La première fin.

PLASTIQUE vit son bouquet final à la Manufacture des Abbesses le mercredi 13 octobre 2010 en présence d'une salle remplie de spectateurs, qui se sont donnés rendez-vous pour applaudir une dernière fois Henri, Lola et l'Homme en noir! Ce qu'il reste ensuite? Une expérience ultra positive pour l'ensemble du collectif, des premiers pas intenses face à un public enthousiaste et enjoué! Une superbe aventure humaine et artistique qui prend fin, à regrets. La suite de l'histoire n'est pas encore écrite, mais la bonne nouvelle c'est que PLASTIQUE n'est pas destiné à se ranger au fond du placard... Au contraire! La pièce pourrait bien retrouver le devant de la scène l'année prochaine pour 2011, toujours sur Paris et surtout, après un repos bien mérité pour tout le monde! Nous vous tiendrons évidemment informés de l'avancé de ce second chapitre... Une chose est sûre: PLASTIQUE se trace une longue route et nous ne sommes pas prêts de vous quitter!!!

Merci à toutes les personnes ayant contribué, de près ou de loin, à cette histoire.
Merci à Sophie Vonlanthen et Yann Reuzeau de nous avoir ouvert la scène de la Manufacture et d'avoir cru en notre rêve.
Merci à Marina de toujours tenir la barre du bateau et de ne jamais baisser les bras.
Merci à Camille Darier, Vincent Pinceloup, Mylène Virieu, Marion Fortini, Mikaël Manansala, Jean-Paul Pinceloup, Philippe Prat, Anne Planchais, Hoël Lecorre, Pascale De Priester, Christian Lucas, Hervé Valade-Chassing, Simone Alexandre, Georges Bray, Rémy Pautrat, Gary Brocaud, Sophie et le resto KESAKO et bien sûr Valentin, Mélissa et Guillaume, pour avoir fait grandir ce spectacle.
Merci à tous ceux qui ne sont pas cités mais qui ont entendu notre voix et partagé notre parole.
Merci à notre premier public du soutien que vous nous avez apporté chaque soir.
Et de nous avoir posé là-haut, sur une étoile.

Paul Pinceloup, metteur en scène


vendredi 15 octobre 2010

LES PHOTOS DE PLASTIQUE
© Dédé Anyoh.

vendredi 17 septembre 2010

VISUTHÉÂTRE RENCONTRE L'ATTRAPE RÊVE.

jeudi 16 septembre 2010

mercredi 1 septembre 2010

Les critiques parlent de Plastique...

"PLASTIQUE est un spectacle à mettre entre toutes les mains. Chacun pourra se reconnaître dans l'un des deux principaux personnages. L'un, un "monsieur" coincé dans un carcan professionnel, qui décide d'envoyer tout valser, et l'autre, mi-poupée, mi-lolita, qui ignore encore tout des sentiments. La rencontre de ces deux êtres va provoquer chez chacun d'eux une vraie petite révolution intérieure. Ils vont s'apprivoiser, se convoiter, pour finalement prendre chez l'un et l'autre une bonne leçon de vie.
Dans un décor immaculé comme une feuille blanche, les mots de Mélissa Prat sonnent juste. Ses formules sont malicieuses et nous remuent. Sous la délicate direction de Paul Pinceloup, qui a su avec habileté utiliser la musique et la vidéo pour ce spectacle, le jeu des acteurs est généreux et pertinent. Valentin Papoudof et Mélisse Prat prêtent à leur personnage un physique et un talent plein d'ardeur. Il faut noter aussi les interventions de Guillaume Geoffroy. Acteur et musicien, il jaillit parfois sur le plateau comme un mauvais génie, un étrange démon ou un chef de service. Ou les trois à la fois?
Bref, PLASTIQUE est un spectacle inspiré, rock'n'roll, mais aussi plein de fraîcheur et intense. Et si l'on croit encore que le théâtre est un art poussiéreux, L'ATTRAPE RÊVE y donne un sérieux coup de chiffon." Christian Lucas - Magazine KOI 2 9 À PARIS


"Avant que la pièce commence, le spectateur découvre un espace scénique encombré d'objets qui semblent avoir traversé une tempête... table renversée, tabouret tam-tam blanc des années 70, poupées nombreuses dont une unijambiste, mais ça on le découvrira plus tard. Un personnage à l'étrange silhouette range ceci, redresse cela, va même jusqu'à dispenser un ultime coup de balai. Nous sommes en condition, prêts pour la suite. Ah! Ces écrans au théâtre, que feraient les metteurs en scène, sans eux?... Stéréo visuelle. Un homme se raconte par le biais d'un premier plan. Ironie du sort, il se sent en trop, ici il est en double. Ce qui tombe bien puisque nous n'allons pas tarder à découvrir qu'il a décidé d'écrire... Une autre poupée va faire son apparition, grandeur nature, cette fois. Pourquoi ai-je alors pensé à un titre de Gaston Leroux?... A cause du maquillage, sans doute. Nous flirtons avec le fantastique, sur un air de rock. Notre déprimé a bien entendu pris chair dans l'intervalle et va entamer un dialogue sur le plateau en compagnie de cette poupée qui a décidément tout à apprendre de lui, ce grand désabusé... Mais ce n'est pas lui qui aura le mot de la fin, ni elle non plus. Après tout, ce n'était qu'une poupée!
Réactualisation (en raccourci) d'un classique de la littérature allemande. Je vous laisse deviner lequel, ce qui vous permettra d'aller sur place le découvrir ainsi que l'intéressante composition de Guillaume Geoffroy tant sur le jeu que sur le plan musical." Simone Alexandre - www.THEATRAUTEURS.com


PLASTIQUE

ou si la folie devenait touchante!

Oscar Wilde disait: « les folies sont les seules choses qu'on ne regrette jamais... »

«Il fallait que Plastique se joue au théâtre de la Manufacture des Abbesses pour que je traverse tout Paris, répondant à ce que j'appellerais un jeu de piste.. voici le texto qui m'entraîna vers l'inconnu:

«Pour nous retrouver sur notre lieu de répétition, voici les infos: Metro ligne 13, station Pernety, allez à la grille du n°**** de la rue Pernety, code ****, dans la cour, allez à la maison du milieu, pour toute hésitation, vous pouvez contacter le ** ** ** ** ** **, nous vous proposons d'assister à un filage de PLASTIQUE, une création théâtrale qui se jouera à la Manufacture des Abbesses jusqu'au 13 octobre 2010.»

Mais au fait, c'est quoi Plastique?

Plastique, selon le dictionnaire, c'est un adjectif qui désigne quelque chose de malléable, son substantif « plasticité » soulignant la capacité d'un matériau à être modelé, voir ductilité, un peu comme l'histoire de ce personnage Henri, qui rêve de devenir poète. Au lieu de ça, il est comptable, il n'a pas d'ami et mène une existence insignifiante. Pourtant, ce jou-là, un mystérieux homme lui propose d'exaucer son souhait: écrire un grand et beau livre... Il découvre une machine à écrire. Mais une poupée à moitié humaine surgit alors de nulle part. Henri entreprend son éducation et l'humanise, jusqu'à faire d'elle un début de femme qui apprend à rire, à pleurer, à crier, à danser, à aimer. Henri va être tiraillé entre ce qu'il veut être et ce qu'il est, entre ce qu'il doit faire et ce qu'il fait, entre ce qu'il doit penser avant de parler et ce qu'il dit sans réfléchir... un mélange et une profusion de sentiments et de situations qui ferait devenir fou le plus sage d'entre vous!

C'est du théâtre, enfin... presque, je m'explique, c'est une folie théâtrale, car si vous assistez à Plastique, alors vous serez parcourus de frissons, d'émotions, de tendresse, de questionnements sur l'existence et sur l'humain, sur la façon qu'a l'homme de se perdre et parfois de se retrouver face à ses doutes, à ses envies, à ses possibles, à ses peurs, à ses craintes.


C'est la première pièce d'une jeune femme auteur de 23 ans, pleine de talent et promise à un avenir certain, Mélissa Prat, qui joue Lola, la jolie poupée «humanoïde». Valentin Papoudof, qui joue Henri, est lui aussi promis à un bel avenir: il est plein de tendresse, d'émotion, il joue juste et vrai, ce comédien qui donne tout sur scène, qui transpire, pleure, rit, se fiche de savoir si sa bretelle tombe, parce qu'il est habité par la folie de son personnage... Alors bravo M. Papoudof pour ce moment de «folie», c'est peut-être comme ça que je la préfère...»

Hervé Valade-Chassing -

Magasine PARISMONTMARTRE



vendredi 27 août 2010

Montage

Dimanche 15 août - Il pleut, il pleut bergère! Et c'est à 8 heure du matin que l'on charge joyeusement la voiture: les tulles, le lino, la table, chaise, machine à écrire, costumes, ampli, guitare, caisses de poupées, miroir, comédien, metteur en scène et le reste prendra le métro! Théâtre, petit brief de bienvenue, puis on découvre la scène, notre scène, celle qui supportera nos pieds pendant deux mois... Petite retouche costumes, on accroche les rideaux blancs, on déroule le lino, gaffeur, beaucoup de gaffeur! On emménage dans la régie, dans la loge, dans les coulisses, dans les sièges des spectateurs, oui on les essaie tous! Petit filage, c'est pour se mettre le texte en bouche, pour évaluer les mouvements sur ce nouvel espace, pour découvrir qu'on peut se prendre les pieds dans le lino, alors on gaffe encore! On rencontre notre régisseuse lumière, qui grimpe toujours plus haut sur son échelle... Et le temps passe. On range tout le bordel dans les loges et on se retrouve dehors: c'était peut-être un rêve.


Jeudi 19 août - Retour à la maison, c'est déjà tout comme! Trois jours, c'est long! Aujourd'hui, c'est un filage technique: c'est pour la création des lumières. Un spectacle sans lumière, ça n'existe pas! C'est un grand moment d'impatience pour les comédiens, interdiction de bouger, de crier, de sauter sur les murs, de sauter sur la régisseuse et le metteur en scène qui discutent! Et c'est pourtant ce que l'on fait, on dépense de l'énergie pour passer le temps, on se pique aux aiguilles de la costumière, on éternue sous la poudre de la maquilleuse, qui nous démaquille à force! La musique inonde la salle, on chante, on danse, c'est plus fort que nous, quitte à se faire rappeler à l'ordre par notre grand manitou... Puis, finalement, à force de cafés avalés et de clopes consumées, la séance de travail se termine. On s'en moque, on revient demain!

Vendredi 20 août - Première répétition au théâtre sous le regard du metteur en scène, des régisseurs, des hôtesses d'accueil, de quelques amis: c'est pour les retours. Dans ces moments, on se rend compte que rien ne va, le jeu des acteurs marche au ralenti, les vidéos ne s'enclenchent pas, la musique dérape, les costumes craquent, le texte s'évapore de nos mémoires, mais on tient bon. Même si on sait qu'il nous reste 48 heures avant le grand saut, on garde espoir. Une bonne dose de chance sauve souvent la mise.

Samedi 21 août - Alors, ça y est, c'est terminé. La période des répétitions s'achève pour laisser place à l'époque des représentations. Évidemment, on n'est pas prêt, on ne l'est jamais, une grande terreur commence à pointer le bout de son nez à l'intérieur, personne ne réalise que la création se termine et que l'accomplissement va naître. Le maquillage, les projecteurs, l'oeil bienveillant de notre metteur en scène, les trois applaudissements dans la salle, les gestes bien répétés, les mots appris par coeur, rien n'y fait: on flippe tous!!! Peu importe la bouée de sauvetage, demain il faudra apprendre à nager. Le grand plongeon, celui que l'on redoute mais qui, au final, arrivera quoiqu'il arrive car il est désormais impossible de reculer - sinon on nous traiterait de mauviette. Et nous ne sommes pas des mauviettes! Il faudra remonter à la surface, prendre une grande respiration, et garder la tête hors de l'eau. Nous pourrons nous noyer, mais à condition que ce soit sous les applaudissements.


samedi 14 août 2010

Première J-7
Fin d'une session




Et voilà, c'est parti! Dans une semaine, jour pour jour, c'est deux mois de scène, de spectacle, d'illusion, de magie et de rencontres, qui emménagent dans la vie de l'Attrape Rêve... Aujourd'hui, une page se tourne dans l'histoire de la création PLASTIQUE: trois mois de répétitions au quartier général du collectif, sous l'oeil bienveillant de notre présidente qui nous chouchoute et veille au bon déroulement de cette avancée artistique. On grandit, on apprend encore le texte pour certains, on branche pleins de câbles partout et on chausse des talons très haut (trop haut) pour d'autres. On apprend tous ensemble à cohabiter derrière ces mots nouveaux, connus de personne, qui attendent seulement d'être compris et interprétés. Puis au fil des cigarettes qui s'entassent dans les cendriers, au fil des bouteilles de bière qui font une coloc' sur la table, on découvre tout doucement où on est, qu'est-ce qu'on fait ici, et dans quelle direction il faut regarder. Au final, on tombe tous d'accord et on élève ensemble cet enfant qui mûrit, qui apprend à parler et à marcher.
Désormais, il est prêt à sortir de nos ventres.




Demain, dimanche 15 août, la Manufacture des Abbesses nous ouvre sa scène pour accueillir une poupée en plastique, un comptable déchu et un cow-boy chanteur, toujours sous l'oeil exigeant de leur metteur en scène. Encore quatre répétitions, pour la première fois sous la lumière des projecteurs, quatre jours pour rectifier défauts et maladresses de tous, quatre jours pour réajuster les costumes, enlever les aiguilles d'une robe, installer la maison de ces autres, nos personnages, qui prendront corps et âme devant nos spectateurs quatre soirs par semaine. Quatre jours oui, pour s'habituer à un environnement étranger et le faire sien, pour inonder la scène de gaffeur et re-brancher tous les câbles dans un endroit qui s'appelle désormais régie, pour suspendre nos costumes sur les cintres des loges, pour faire connaissance avec nos hôtes et prier pour que ces rangées de fauteuils rouges vides se fassent louer par des curieux. Quatre jours de préliminaires avant ce soir tant convoité... celui de la première.




Nous serons fin prêt à faire péter le bébé le dimanche 22 août à 21h
en votre compagnie...








jeudi 24 juin 2010


24 juin 2010



Clichés volés d'un univers sonore en cours de création...

jeudi 10 juin 2010


PLASTIQUE, l'histoire

"Où es-tu loup? Je te cherche mais je ne te trouve pas. Tu me trouveras, dis? Je t'ouvrirai la porte, moi. Je ne te chasserai pas. Et tu auras même le droit de me manger, si c'est ce que tu veux."

Henri rêve d'être un poète, marginal et libre. Au lieu de ça, il est comptable, il n'a pas d'ami et mène une vie insignifiante. Pourtant, ce jour-là, un mystérieux homme lui propose d'exaucer son voeu, et de lui donner l'opportunité de réaliser son rêve: écrire un grand et beau livre... Il se retrouve dans un endroit singulier, une pièce sans porte ni fenêtre, une machine à écrire est là. Sans perdre une minute, Henri va commencer à mettre en scène les moments de vie qu'il aurait aimé vivre. Jusqu'à l'arrivée inattendue d'une poupée à moitié humaine, entre le vivant et le factice, la réalité et le rêve, qui se plaint, râle et ronchonne. Une jeune fille qui ne connaît rien, ne comprend rien et qui se vante d'être un mensonge. Il va alors prendre en charge son éducation et l'humaniser, jusqu'à faire d'elle un début de femme qui apprend à rire, à pleurer, à crier, à danser, à aimer.









PLASTIQUE, notes d'intentions

"Mensonge.
Les gens entendent toujours le mens. Mais n'écoutent jamais le songe."


Le mot du metteur en scène

Les adultes sont des enfants périmés. C'est comme ça que j'ai ressenti ce texte à la première lecture. Je le trouve très représentatif de notre génération: un assemblage de doutes, d'angoisses, de désillusions mais aussi de fantasmes et d'utopies légitimés par nos jeunes âges. J'ai eu envie de défendre ce texte parce que je retrouvais, entre les lignes de Mélissa Prat, un gosse apeuré que j'ai eu envie de protéger, de créer, d'affirmer. Plastique, pour moi, ressemble à une fable qui met en scène un homme tiraillé entre ses rêves de grandeur et sa peur de l'échec: paradoxe inquiétant et néanmoins nécessaire dans notre métier. Je crois que l'auteur a pointé du doigt l'essence même de ce que nous aspirons tous à être, et c'est autour de cette question fondamentale que nous nous sommes regroupés, à savoir: comment naît un artiste?


Paul Pinceloup


Le mot de l'auteur


Plastique, c'est être à l'épreuve du vivant.


Les poupées vont avec les loups. Pas avec les hommes. Car ici, les hommes sont des trouillards, des frileux et des salauds. Les loups meurent parfois. Et les poupées ont le visage qui sent bon le sel des larmes salés. Les livres n'ont pas besoin de feuilles pour être écrits et vécus. Maintenant, il faut tout vivre vite et fort. Mais quand la grosse pluie tombe, ce sont les loups qui hurlent puisqu'ils ont peur du silence, et les coeurs qui commencent à transpirer et à sentir l'acide. Certains disent que c'est chiant d'être heureux, d'autres qu'il faut tout aimer avec beaucoup d'amour. Il y a aussi les grands miroirs qui disent la vérité, l'eau qui sort toute seule des trous et les rouge à lèvres qui dégoulinent du plafond. Et puis finalement, quand on y réfléchit, la seule chose qui est sûre c'est que le plastique, ça ne se mange pas.


Mélissa Prat






PLASTIQUE, dramaturgie du spectacle

"L'amour, c'est deux personnes qui se rencontrent, se plaisent, s'emboîtent et se tuent."

Création musicale

L'univers sonore de la pièce est intégralement composé par Mikaël Manansala, ingénieur du son, pianiste, et créateur musical du collectif l'Attrape Rêve. Il est épaulé par Guillaume Geoffroy, comédien et interprète de l'homme, qui joue de la guitare et chante à plusieurs reprises tout au long du spectacle. Les influences musicales sont très variées – électronica, IDM, ou encore rock alternatif... La création musicale prend une place majeure dans la construction de ce projet artistique, car elle accompagne les comédiens tout au long de l'histoire.


Réalisation vidéoprojection

La vidéoprojection fait partie intégrante de la pièce de théâtre. Le spectacle commence d'ailleurs avec une vidéo projetée du personnage principal, Henri, qui dénonce ses erreurs, ses frustrations et son incapacité à être heureux. Au fil des événements, la vidéoprojection intervient pour modifier l'ambiance scénographique.Pour le final de la pièce, une vidéo accompagne l'ultime chanson de Guillaume Geoffroy, et propose un résumé condensé de l'histoire en dévoilant la chute du spectacle, surprenante et inattendue.


Dramaturgie

Henri, personnage central, représente un état d'âme récurrent dans notre société occidentale. C'est l'incapacité à se sentir heureux malgré une vie d'apparence confortable et installée. Insatisfait et profondément frustré, Henri ne supporte plus la tranquillité de son quotidien, et rêve de péripéties, d'insécurité, et de danger. Plastique dénonce une liberté inaccessible, l'ambiguïté du rapport humain, et la peur d'être en vie – peut-être encore plus forte que celle de mourir... Lola, elle, peut être interprétée comme le penchant schyzophrène d'Henri, son côté insatiable et effrayée. Personnages phobiques et solitaires, ce couple de malheureux ont la possibilité d'accéder, en s'unissant, au bonheur. Plastique est un texte théâtral qui raconte une profonde envie de vivre et nous suggère la nécessité de prendre la mesure de notre propre bonheur avant que cela ne nous soit impossible.








PLASTIQUE, l'équipe

Mise en scène: Paul PINCELOUP

Texte: Mélissa PRAT

Avec: Valentin PAPOUDOF, Mélissa PRAT et Guillaume GEOFFROY

Création musicale : Mikaël MANANSALA

Création costumes : Marion FORTINI

Création lumières: Camille DARIER

Création vidéos : Paul PINCELOUP

Création maquillages : Mylène VIRIEU

Production : Collectif L'ATTRAPE RÊVE



la Manufacture des Abbesses
du 22 AOÛT au 13 OCTOBRE 2010.